L'EXPEDITION LEOPARD CAVE, NAMIBIE 2015
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  • Description
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Thématique(s) Arts, Artisanat, Expédition, Préhistoire, Origine de l'homme, Paysage et environnement, Archéologie
Descripteur(s) Archéologie; Fouille; Désert; Crâne; Datation; Découverte; Environnement; Évolution; Exploration; Fossilisation; Fracture; Funéraire; Hominidés fossiles; Hominidés; Mort; Origine de l'Homme; Os; Ossements; Paléoanthropologie; Préhistoire; Grotte; Arbre; Outil; Tamis; Tamisage; Tri (archéologie); Art rupestre; Peinture; Animal; Plante; Identification des plantes; Botanique; Gravure; Topographie; Poterie
 
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Nature du document Archive, Photographie
Résumé Depuis quelques années, une équipe pluridisciplinaire franco-namibienne mène des recherches archéologiques dans le massif de l’Erongo, au centre-ouest de la Namibie. Nées d’une collaboration entre le National Museum of Namibia (NMN) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), ces recherches ont notamment permis la découverte d’un site majeur, Leopard Cave.
Les premières campagnes de sondages et prélèvements de cet abri sous roche ont tout d’abord permis d’estimer le potentiel archéologique du site, puis de mettre au jour une succession de niveaux d’occupation humaine du "Later Stone Age". En effet, le mobilier découvert comprend un large panel d’outils en pierre et en os et d’éléments de parure, en association avec de nombreux ossements d’animaux sauvages très fragmentés. Le remplissage sédimentaire est composé d’un mélange de sédiments arénitiques et de cendres d’origine anthropique. Les âges obtenus ont révélés qu’il s’agissait des plus anciens restes d’animaux domestiques de toute l’Afrique australe, il y a -2300 ans BC. Ces découvertes ont permis d’alimenter de manière significative le vif débat sur les modalités d’arrivée des pratiques d’élevage et/ou des premiers éleveurs dans cette région.
Lors des dernières campagnes en 2012, puis 2014, le sondage, puis la fouille d’espaces situés en avant de la grotte, où potentiellement ces animaux avaient pu être parqués, ont permis la mise au jour d’une quinzaine de restes humains, brûlés et portant des marques anthropiques (cut-marks). Ces éléments, dont la fouille se poursuit, documentent ainsi des pratiques funéraires inédites des populations pré-pastorales de la région.
Par ailleurs, une étude physico-chimique des pigments composant les nombreuses peintures rupestres de la région vient de débuter en vue de leur caractérisation et de leur préservation. Elle visera notamment à essayer d’établir un contexte archéologique aux représentations graphiques présentes dans l’abri de Leopard Cave. En effet, l’analyse comparée des pigments présents sur la paroi avec ceux découverts in situ dans les niveaux excavés sera entreprise, avec toutes les précautions liées à ce patrimoine.

Les ressources présentées ici ont été prises lors de l'expédition du MNHN en Namibie en 2015 dans la grotte de Leopard Cave. L'équipe est composée de David Pleurdeau (préhistorien), Florent Détroit (paléo-anthropologue), Mme Lebo (archéo-botaniste), Joséphine Lesur (archéozoologue), Matthieu Lebon (archéomètre) et Olivier Enderlin (photographe, professeur de SVT).
Numéro d'inventaire COL-MHCDR-0043
Source du document Museum National d'Histoire Naturelle (MNHN)
 
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Pays Namibie