BOCCA DEL LUPO
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Mention(s) de responsabilités Réalisateur : Pietro Marcello
Producteur : Indigo film; L'Avventurosa Film
Thématique(s) Société, Histoire
Descripteur(s) Amour; Transexualité; Marginalité; Prison; Vie quotidienne
 
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Nature du document Documentaire
Durée 67' 49''
Résumé Enzo a passé la moitié de sa vie derrière les barreaux d'une prison. Multirécidiviste, le gangster sicilien y a pourtant trouvé l'amour, et une forme de salut, grâce à la poésie. C'est son portrait que dessine Pietro Marcello, restitué par bribes, comme autant de morceaux d'une vie brisée, et celui de cette population marginale des quartiers gênois de Croce Bianca, Via Prè, Sottoripa, dédale de ruelles coupe-gorge. C'est aussi le récit d'une histoire d'amour hors du commun.

"Primé au festival international du film de Turin en 2009, La bocca del lupo (La gueule du loup) est un film hybride entre documentaire et fiction où traînent comme le souvenir du roman éponyme de Remigio Zena, écrivain du vérisme italien et l'enthousiasme teinté de nostalgie de l'expression : In bocca al lupo (bonne chance).
Gênes est l'héroïne de cette déambulation où se croisent des vies brisées, de la misère et de la marginalité. Le film est dédié à "tutti quelli che hanno filmato Genova nel 1900". L'espace des images oscille entre les archives d'un passé révolu (Gênes comme grand port, la sopraelevata,...) et le présent des ruelles où vivent les deux protagonistes : Enzo, émigré sicilien et Mary, rencontrée en prison dans le quartier des transsexuels. Enzo et Mary sont liés l'un à l'autre depuis vingt ans. Mary a attendu Enzo, longtemps hors des murs de la prison, lui écrivant des lettres, lui envoyant des cassettes, elle qui, dès le premier regard, vit la beauté cinématographique de Enzo, sa prestance de héros de western. Seul Enzo lui donna la force de sortir de la drogue.
Nous les verrons réunis face à la caméra après une demi-heure de film. Auparavant en voix off, les récits, les voix de l'un et de l'autre se chevauchent, s'entremêlent pour donner des éléments biographiques, des bouts de vie qui prennent corps dans le corps nocturne de la ville. Tous deux ont le rêve d'une maisonnette à la campagne avec un banc, une véranda, pour rester là, ensemble, à attendre la vieillesse.
Histoire d'amour, histoire de marginalités, histoire de rêves brisés et d'espoirs infimes La Bocca del lupo est un beau film où les passages d'une temporalité à l'autre se font sans heurts, dans une harmonie presque déchirante où le réalisateur emprunte des voies de traverse narratives. Cette volonté esthétique donne une chance nouvelle au documentaire d'auteurs. A noter l'importance des accents où se détachent çà et là des formes dialectales conférant à l'ensemble une grande musicalité et le magnifique incipit du film avec cette échappée narrative qui nous fait percevoir grâce à la présence forte, muette et agissante d'Enzo le moment du retour après la prison. Il s'agit-là non d'une reconstitution mais d'une reconstruction, celle du passé et d'un présent qui, ensemble, s'imbriquent... Nous ne sommes pas loin, selon moi, du filmage d'un moment de psychanalyse."
Isabelle GRIMAUD, BPI, Paris.

"C'est une oeuvre à part, un mélange de poésie et de réalisme cru. Ce documentaire italien débute par un très beau texte sur les hommes qui prenaient la mer dans le port de Gênes, les migrants, les exilés, qu'on ne revoyait plus. Prélude au portrait de deux marginaux qui ont vécu une longue et singulière histoire d'amour. (...) Comme Pasolini en son temps, Marcello arrive, par la beauté formelle de son film, à sacraliser un sujet a priori trivial. On est là avec l'Italie du peuple, loin de l'Italie berlusconienne. Une oeuvre qui ne ressemble à aucune autre, comme ses deux "héros", mais qui transmet pourtant la force d'une vie et d'un sentiment."
François-Guillaume LORRAIN, lepoint.fr, 22 juin 2010.

"Un documentaire d'une très grande finesse (...) La Bocca del lupo confirme de façon éclatante que c'est par le documentaire que le cinéma italien, moribond depuis des années - à l'exception de quelques maîtres incontestables (...) -, est en train de renaître. (...) En un peu plus d'une heure, Pietro Marcello, jeune cinéaste originaire de Naples, y dresse le portrait impressionniste et élégiaque de Gênes, cité portuaire surnommée jadis "la Superbe", étouffant aujourd'hui sous la rouille de docks abandonnés depuis longtemps par ses marins."
Lesinrocks.com, 21 juin 2010.

Source : Adavision
Date de production 2009
Numéro d'inventaire AV-MHCDR-00871
Numéro d'inventaire original 7100
Source du document ADAV
Lien externe de consultation http://www.adavision.net/4DCGI/NFR0009190000000000000011FASTS0012014674#
 
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Autre(s) mention(s) de responsabilités Scénariste : Pietro Marcello
Musicien : Era
Monteur : Fgaier Sara
Ingénieur du son / preneur de son : Vernillo Emanuele
Intervenant(s) Motta Vincenzo; Monaco Mary
Période(s) Aujourd'hui / Epoque actuelle (2000 et +)
Pays Italie
Langue(s) Italien
Sous-titre(s) Français